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La monté en
puissance de l'extrême-droite, le renouveau de l'idéologie fasciste
et son installation durable dans la société française nous mettent
à l'heure de tous les périls.
A la base
:
- le
chômage et la pauvreté
qui déchirent le tissu social de notre société et imposent un
présent douloureux et des lendemains incertains à des
millions de citoyens ;
- la
mise en place d'une société
génératrice d'exclusion qui remet en cause les
valeurs républicaines ;
- la
perte de confiance dans le fonctionnement démocratique
des institutions.
C'est d'abord
sur ces terreaux que se développe un parti fasciste : le Front
National. Depuis des années, les dirigeants du Front National
propagent leur thème de "l'identité française", fondée sur les
"origines" et le droit du sang, en s'appuyant sur
les réflexes de repli sur soi, d'intolérance et de peur de l'étranger.
Ils répandent leur discours de haine et de violence en n'hésitant
pas à utiliser agression et intimidation. Ils attisent le racisme,
l'antisémitisme et soutiennent les thèses du négationnisme.
Dans
sa stratégie de conquête du pouvoir, le Front National a développé
un programme politique nationaliste fondé sur le principe discriminatoire
de la "préférence nationale", intégrant la "préférence familiale".
Ce programme désigne l'étranger comme bouc émissaire et prône
le retour à un ordre moral profondément sexiste et homophobe.
Tout en tenant un discours économique et social démagogue, le
Front National entend détruire les acquis politiques et sociaux
de notre société et nous imposer une rupture profondément antidémocratique.
S'appuyant
sur ses succès, le Front National diffuse à nouveau au grand jour
les thèmes traditionnels de l'extrême-droite. Par glissements
progressifs, le Front
National banalise l'inconcevable. Par glissements
progressifs, une partie
de la classe politique a repris les idées du Front National
pour tenter, sans succès, de reconquérir leur électorat perdu.
Elle a, au contraire, contribué à cette banalisation.
Leurs
avancées sont faites de nos reculs.
Le
combat contre le fascisme ne sera pas gagné par la récupération
électoraliste des thèmes du Front National, et notamment par la
mise en œuvre de lois qui s'inspirent largement de son idéologie.
Le
combat contre le fascisme sera gagné par l'affirmation des
valeurs de solidarité, de liberté, de démocratie
et de respect de l'autre, par l'affirmation des
droits fondamentaux de chacun et de la citoyenneté fondée dur
le droit du sol. Ces valeurs, universelles, doivent être défendues
partout où elles sont bafouées. Nous avons donc, aussi un devoir
de solidarité envers tous les peuples qui subissent la négation
de nos valeurs fondamentales.
Le
combat contre le fascisme sera gagné par le mobilisation citoyenne
de celles et de ceux qui, par delà les différences d'opinion politique,
philosophique et religieuse, sont résolus à engager sans relâche
la bataille sur tous les terrains : dans la rue,
les entreprises et les écoles, devant les tribunaux, dans les
médias.
Le
combat contre le fascisme exige la compréhension des multiples
causes et formes de sa montée en puissance, pour apporter une
argumentation précise et convaincante.
Face
au fascisme, il faut mettre en place un réseau de résistance avec
les citoyens, les associations, les partis et les syndicats qui
donnera un coup d'arrêt à ses entreprises et permettra l'adoption
des mesures politiques et sociales propres à briser son développement.
Le
recul du fascisme sera fait de nos avancées communes.
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